Newsletter 004 Winter 04-05

The Transat Experience

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Saba, mercredi 6 avril, 19:00, je rentre de randonnée sur un des sentiers escarpés de l île, allume mon portable dans l attente d'un éventuel message d'un capitaine de yacht rencontré quelques jours auparavant. En effet, 2 messages en absences de ce dernier plus un d 'un autre ami embarquant sur ce même yacht pour un nouvel emploi. J appelle. Le capitaine répond. Mes questions sont aussi simples que les siennes et la conversation est réglée en 2 minutes.

Moi: Quand pars-tu? Capt: jeudi soir (soit demain). Moi: OK, je serai là.

Et voilà. Je m embarque pour une Transat sur "Fidelitas", un yacht-voilier privé de 33m, rentrant pour l été en Méditerrannée. Un de ces joujoux de milliardaire qui sillonnent les Caraïbes en hiver et les côtes européennes, de Portofino à Monaco ou de Palma à Corfou en été.

Il me reste donc quelques heures pour démissioner, vendre ma voiture, faire mes bagages faires quelques adieux. Après 6 mois passés à St-Martin c'était un projet que je mijotais depuis Décembre. En effet, quelques propositions alléchantes de rester dans les Caraibes pour l été se sont présentées mais l'Europe en été avec ses quelques dates incontournables agendées au calendrier en font une étape obligatoire pour ma simple satisfaction personnelle. Une Transat représente donc un nouveau challenge comme moyen de retour. Du moins c est ce que j imaginais. Après quelques jours en mer, l expérience tend plus à du loisir-croisière-farniente qu'à un exploit. Bien sûr le contexte n 'y est pas pour rien. Gros voilier de 33m, 180 tonnes, cabine privée avec salle de bain, salon avec home-cinéma et canapés blanc crème pour varier de la bronzette sur les 4 espaces aménagés à cet effet. Tout le confort nécessaire pour les 3 semaines prévues de traversée.

Bien sûr, il fallait être au bon endroit au bon moment pour trouver un tel plan et St-Martin en avril, c est le bon endroit, au bon moment, vous l aurez deviné. Quelques apéro dans l un des multiples bars des marinas à yachts, les contacts se font, les CV sont déposés et les réponses arrivent, souvent durant la discussion même, parfois quelques jours après, comme j ai pu le constater.

J ai tout de même une fonction à bord: deckhand (soit, homme de pont) bien que je n aie aucune expérience de voile. Très vite, je réaliserai que sur ce genre de yacht, l expérience est certes nécessaire à long terme, mais lors des Quart auxquels je prend part, la seule responsabilité consiste à contrôller le radar, étant donné que le tout fonctionne au pilote automanique. Même les voiles s'actionnent automatiquement avec des joysticks. L art de la voile se limite donc à paufiner l ajustement de la tension dans les voiles pour gagner quelques noeuds. Et les noeuds sont vites gagnés avec la monstruosité des voiles montées sur ce 2 mâts. 12.5 noeuds avec 30 noeuds de vent. Les connaisseurs apprécieront par eux-même ce rapport. Et ceci pour un frêle esquif de 180t. Impressionnant en effet de voir ce monstre tailler le houle, tel la Bête de Guerre sur les dunes d'Afganistan. Rien à voir, c'est juste une pensée pour les cinéphiles.

A la proposition positive je n ai pas hésité une seconde à donner ma réponse. Je n étais pas vraiment prêt à quitter St-Martin aussi vite, mais une opportunité de la sorte ne se rate pas. L environnement général, le cadre de travail devenait finalement assez agréable. Le retour de la belle saison s'installant, mer calme se réchauffant de jour en jour, ciel plus clémant, rester 1 mois de plus et quitter comme prévu en mi-mai ne n aurais pas dérangé. Je ne comprend toujours pas d'ailleurs pourquoi la haute saison est l hiver sous cette lattitude précisément: vent, pluies, mer agitée. C est toujours mieux que -20 °C dans la banlieue de Chicago me direz vous.

St-Martin c'est donc derrière pour cet année, je suis maintenant sur ce voilier, précisément au 5ème jour de traversée. Nous venons de célébrer "The Mid Atlantic Party". En effet, nous sommes à mi course entre St-Martin et Les Acores, notre première étape. Je vous laisse apprécier et compatire avec la dur vie en mer de ces naviguateurs solitaires, loin du monde et du confort, au travers des quelques photos en annexes. The Mid Atlantic Party s'est donc avant tout quelques bidons de Rhum-Ponch, un petit déguisement hommes en femmes et femmes en homme et c est surtout une piscine-mousse party sur le pont arrière. En effet, le "Fidelitas", ce frêle esquif sur lequel je me suis embarqué, permet ce genre d activité au milieu de l Atlantique. Le jacuzzi 3000 Litres du pont avant, pour des questions de stabilité et de flottaison, n a malheureusement pas pu être activé. Rien à voir donc avec de la plaisance habituelle ou d'une traversée héroïque, le ciré jaune sur les épaules et la houle en pleine gueule affrontant la mer démontée, la cabine surchargée, humide, où les boîtes de conserves de la semaine dernière s'accumulent. Non, notre cuisinière australienne nous propose chaque jour une spécialité du monde, savoureusement préparés dans un vrai four ou sur les fourneaux à balancier. Le tout se digère soi devant un DVD dans le salon, AC à l'appui si l on a pris trop de soleil sur le pont la journée. Avant de regagner sa couchette privée, une bonne douche chaude - jointe à la même cabine - se laisse toujours apprécier, surtout que l'eau n'est pas rationnée. En effet, 30 min de mes 4h de quart du jour, se sont consacrées aujourd'hui, à passer le jet sur le pont. La mer étant platte, on en profitte pour désalliniser toute la partie extérieure du bateau, spécifiquement la coque bleu foncé. Même si une heure après, la mer se retrouve agitée et ré-aspèrge le tout de sel marin...je repasserai le jet le jour d'après. C est pour ca qu'on me paie, alors bon....

Le tout est payé en plus. 6 membres d'équipage au total, dont 4 permanents. Le capitaine (hollandais), le mécano (anglais), l'hotesse (de St-Lucie) et la cuisinière (australienne) et 2 personnes supplémentaires engagées pour la traversée, un autre hollandais qui a fait sa formation de Divemaster dans mon centre de plongée et qui m'a d'ailleurs trouvé ce job, et moi. Les permanents sont donc à l année à bord. Le propriétaire, un multi-millionaire allemand, vient à bord environ 2 semaines en hiver dans les Caraibes, et 2 semaines en été en Méditerrannée, faire un peu de voile avec sa famille. Et c'est tout. Le reste du temps, l'équipage est donc basé ça et là, appréciant les joies locales des îles, des mers, des ports. C est le monde des méga-yachts. Entretenir ces joujoux de milliardaires. Et en toute confidence, 3000 US$ par mois, nourri, logé dans du luxe parcourant le monde les mers les îles et les continents, pour passer le jet sur un pont salinisé...cela fait réfléchir. Et là, on parle que de nettoyer le pont. Mon nouvel objectif que je mijote ces temps, quelques certificats de navigation...après, l'air et la terre, voilà l'eau.

Cela conforte aussi ma certitude que je ne suis pas prêt à retourner regarder passer mes journées derrière une vitre, à regarder le temps passer. Le temps, je dois le vivre. Le temps physique ou temporel. Quelle absurdité d'en avoir été amené a penser: vivement que cette journée passe tellement une journée de travail était ennuyante...Un non sens, vu que cela rapproche de la suivante. Là, en mer, dans un port, sur une côte, nouvelle ou connue, on voudrait que le temps ralentisse, pour être sûr d'en apprécier chaque seconde.

Jour 7: Dans deux jours nous serons aux Açores. La vie s'est installée à bord. Entre les prises de quart, chacun s'occupe à sa manière. Moi, le nouveau à bord, avec ma collection de National Geographic, Geo - comme quoi, au milieu de l océan, la Terre passionne toujours - , Clive Cussler et la quasi intégrale de James Bond en DVD, je boulverse ces habitudes imprégnées en chacun. La DVDtèque de bord est intéressante, mais après le repas tout le monde attend le dernier James. Le jour, chacun lis et relis ou survole un des magazines, accompagné en audio sur la hi-fi surround system du bord de ma non moins appréciée collection de Space Night cds. Cette traversée se transforme gentillement en Lounge-Cruise. C est d'ailleurs dans ces conditions que si je l avais sous la main, je relirais Atlas Shrugged, d'Ayn Rand, ce pavé monumental de phylosophie contemporaine. 3 semaines m avaient été nécessaire l'hiver passé à Koh Pangan pour avaler ces 2000 pages, qui ont sans aucun doute changé ou du moins confirmé ma vision du sens à donner à sa vie. Certains me disent quelle chance de faire ce que tu fais, d'aller où tu vas. Non, c'est un choix délibéré dont le moteur est l'envie. Rien n'arrive par hasard. L'accomplissement de soi-même s'atteind par ce qu'on fait de mieux, sans tenir compte des pressions et tendances externes.

Des dauphins aujourd'hui. Seuls au milieu de l océan? ceci attire l attention de chacun et soudain...là!...la queue d'une baleine pilote. Successivement quelques ailerons émergent et disparaîssent dans les profondeurs. Ceci donne du rythme et de l intérêt à la traversée. A part un pétrolier le deuxième jour, il n y a pas foule sur l Atlantique en cette période.

1032 hpa au baromètre! oui, nous sommes effectivement au plein centre de l anticyclone des Açores. le beau est là, le vent est tombé, on allume les moteurs, histoire de garder au minimum les 200nm fixés par jour. Pas trop d'importance, nous avons déjà rattrapé au 5ème jour, Flying Magic, la bateau frère de Fidelitas mais en version course, parti un jour avant nous. Evidemment, eux naviguent qu a la voile.

Açores: lundi. au matin du 10ème jour de traversée,on me réveille à 7h du matin, 3h après ma fin de quart. Un peu endormi, je monte sur le pont et un spéctacle surnaturel s'offre à mes yeux. En effet, après 10 jours de bleu, devant moi s'érige le volcan Pico Alto, vert lumineux. Droit devant le bateau, Horta, le port principal de Faial, l'île où nous ferons escale quelques jours. J aperçois déjà quelques yachts, vu à St-Martin quelques jours auparavant. Les Açores, c'est l'escale privilégiée de toute Transat, venant principalement des Caraïbes, ou d'Europe, selon le sens du trajet bien évidemment. Horta s'annonce tout de suite comme un joli port acceuillant. Maison blanches aux toits rouges, architecture portuguaise coloniale, tel certains territoirs d'outre-mer, comme Diù en Inde, Macao en Chine ou plus globalement aux villes du Nordesteau Brésil. On sent tout de suite cette atmosphère de bout du monde que l'on retrouve dans ces lieux extrêmes tel Usuahai, dernièe porte avant l'Antarctique. Les Açores, c'est la dernière escale avant l'Atlantique, ou le retour à la civilisation apès une Transat. Au Sport Café, le seul bar de Horta, on retrouve tous les equipages des yachts. Des anglais, des français, des sud-africains, des australiens, des suédois et un suisse. En effet, même en Europe, on ne rencontre pas énormément de suisse en mer. Mais comme qui dirait, les suisses sont tout de même maîtres des Océans, Bartarelli l'a prouvé récemment, ce que je m'éfforcais de prouver aux Néo-Zélandais de St-Martin, opérant un business de voile, dont les anciens 12m de l'America's Cup entre autre.

Les Açores c'est vert et humide. Très vert et très humide. Peu être trop. Du moins ces jours. Les prospectus laissent entrevoir de magnifiques paysages volcaniques, entrecoupés de pâturages vert, où moutons et vaches blanches broutent entre deux moulins blancs et rouges. Charmant. Malheureusement nous n'en verrons rien pour cette fois, une dépression arrivée instantanément chargée de volumineux nuages déversant bruine accompagnée de fort vents, masquant cette attractif panorama Peut être aurai-je l'occasion d'y revenir lors d'une prochaiine transat ou d'un périple privé, ce qui me traverse l'esprit ces jours étant donné l'expérience accumulée ces temps.

Nous effectuons tout de même un tour d'île en voiture, à travers les chemins agricoles taillés sur les flancs du volcan. Malgré la grisaille dominante, l'île regorge de charme. Nous nous arrêtons dans des petits café boire une cerveja locale, voir deux, avec quelques locaux, pêcheur ou paysan, y a pas trop le choix aux Açores, et reprenons la route à travers ce jardin botanique à grandeur nature. Le climat océanique, jamais très chaud, mais ni vraiment froid, favorise la pousse de plantes tel le bambou, les bougainvillés, des pins, le tout parsemé d'hortensias. Un hortensia dans mon jardin, je le brulerais, mais là dans son cadre originel, ça passe et ça donne un peu de couleur.

Au port, sur la jetée battue par la houle qui s'est rapidement formée, arrive Liberty, un autre de ces superyachts-voiliers privés, vu entre St-Barth et St-Martin durant l'hiver. Et ce n'est pas le dernier. Au bar du port, peu après, l'équipage vient renouer avec la civilisation. Parmi eux, une tête connue. Que le monde est petit. Et ce n'est pas la dernière. Peu après, arrive un 3 mâts, une vielle coque, sans doute des fanatiques de voile et de vieux gréements, des vrais loups de mer. Il s'est avéré ensuite, au même bar du port, que c'était un bateau école suédois, peuplé de 45 suédois et suédoises en formation marine. Décidément c'est beau les Açores!

Jeudi 21 Avril, 12h00. Avec Flying Magic, faisant la route avec nous, nous levons l'anc sous un magnifique ciel bleu. Le temps qu'il aurait fallu le jour d'avant pour découvrir les splandeurs du volcan principal. Pour une autre fois, sans doute, sur une procahine Transat. A peine sortis du port, nous hissons toute la voilure pour une petite démo et prise de photos avec Flying Magic. 30kts de vent, forte houle, nous filons immédiatement à plus de 18kmh. Rapidement, au loin, le sommet du Pico Alto disparaît dans la brume et laisse place au bleu infini de l'Océan. Quelques dauphins nous accompagnent, jouants à "attrapes-moi si tu peux" avec notre proue. Une fois amusés, ils nous quittent maitrîsants quelques pirouettes aériennes en guise d'adieu. Gibraltar est maintenant à 4j-11h devant nous.

24 Avril. Je ne sais même plus quel jour c'est. Quelle importance d'ailleurs? Un jour comme un autre en mer, mais qui s'apprécie tout autant. Les mêmes activités, le même levé et couché de soleil, le bleu infini. On lit, on mange, on dort, on écrit sa newsletter, on mange, on dort, entre les prises de quart. Des journées où il n'y a rien d'autre à faire à part apprécier ce temps. Jamais je n'aurai autant le temps de sacrifier ces heures à de la lecture et des bricoles personnelles. Quel luxe. 25 Avril. Dernier jour d'Atlantique. Nous approchons ds côtes du Portugal. Le traffic maritime s'intensifie. Durant la nuit, un super-pétrolier nous a talonné pendant 2h. Arrivé à 0.8nm derrière nous par babord, il a viré sur tribord juste derrière nous. Au moment de virer, on ne distinguait que sa proue de plus de 20m de haut. Un mur d'acier noir juste derrière nous. A ce moment là, le capitaine ne nous voyait pas, trop éloigné à l'arrière. Une fois passé à tribord, avec le clair de presque pleine lune, on distinguait même les silhouettes des matelots sur le pont. Une rencontre qui occupe les heures nocturnes. A ce moment là, première pensée: "The Shipkiller" de Justin Scott où ce monstre des mers en pleine nuit percute un voilier. Un mort, un survivant, qui tentera de se vanger...

Gibraltar: Dernière escale avant Palma, histoire de faire le plein et de décompresser dans un des nombreux pubs de cette colonie anglaise. On ne battera pas le record du lever de Guiness de St-Patrick's day à St-Maarten, mais bob, y'a encore 2 jours de route, enfin, de mer....Arrivés en fin de matinée après avoir traversé le détroit de gibraltar, zigzaguant entre les nombreux cargos, l'après midi, comme après toute traversée est consacré à la désallinisation du bateau, c'est à dire passer le jet sur le pont, l'activité principale du Deckhand que je suis. 3 escales sur 22 jours de croisière, pour dire combien ma charge de travail fut remplie. Gibraltar donc. Histoire de saisir une vue des alentours, et étant donné que nous n avons que 3h pour visiter les lieux - non pas par obligation mais pour cause de physique, oui la nuit va tomber et nous serons au pub - nous prenons un de ces tours express qui fait la boucle: point de vue sud, grottes, singes, point de vue nord. Avec ça, on peut dire qu 'on a fait Gibraltar. Joli en effet, mais y a pas de quoi passer ces vacances ici. Bref après cette visite que je vous invite à suivre en photos, la nuit s'est effectivement poursuivie au pub le "Clipper". Guiness et anglaises - bien blanches pour la saison - malheureusement là, y a pas de photos. Le matin levé, nous levons l ancre et départ pour Majorque, à 2 jours de mer.

Il est maintenant, jeudi 29 avril, 00:25, nous allons passer entre Ibiza et Formentera et Majorque n'est plus qu'à 9h devant nou. Sur le pont pour ma garde de 23:00 à 02:00, j'en profitte de rédiger ces quelques dernières phrase de cette transat. Dès le matin à la Marina, le tout sera on-line sur mon site grâce à cette merveilleuse technologie qu'est le réseau internet sans fil wifi. Mise à jour on-line directement depuis ma chaise longue sur le pont du bateau, un cocktail à la main. Euh....non, pas un cocktail à la main, il faitr encore frais pour la saison en Méditerranée.

Voilà. J'ai écrits ces mots au cours du voyage. Il fallait que ce soit spontané. Désordonné peut-être, mais qui traduisent sans doute mieux l'évoltion du moral et des pensées. Le moral n'a pas du tout souffert d'ailleurs, contrairment à ce qu'on m'avait dit. 21 jours de mer, c'est parfois difficile, tu verras! Ces avertissements venaient de personnes ayant connu des transat sur des voiliers privés traditionnels. Evidemment, ça met 2x plus de temps, pas d'air conditionné, bouffe en canettes, pas de douches, etc...alors du point de vue d'un yacht de luxe, ça change la donne. Franchement, j'en referais bien une de ces transat.

C'était donc quelques réflexions de ces derniers temps pour tenir au courant, informer, ceux que ca peut intéresser. En effet une fois ce dernier périple terminé, mon temps sera consacré à la prochaine aventure, ou plutôt expérience et n'aurai comme d'hab pas le temps d'en parler. Si l'on me demande: "alors cet hiver, comment c'était?" je répondrai avec mon souci du détail habituel: oh ben,... j'ai plongé et fait un peu de voile, alors A+.

La suite: Mai à Majorque pour faire quelques contacts pour l'hiver prochain. En effet tous les yachts arrivent en ce moment et le but de la mission: me faire engager comme instructeur plongée et membre d'équipage en fin d'année sur un yacht privé ayant l'infrastructure de plongee. De préférence un yacht qui fait le tour du Pacifique, mais si c'est un yacht qui retourne se baser du côté de St-Martin, faisant des semaines de charter aux Iles Vierges, Antigua ou St-Bart....ça ira aussi, croyez-moi! L'aventure ne fait que commencer!

Sven